Bonjour et, pour commencer, mes excuses pour ce petit silence, mon blog s'est accorde une pause.
J'ai passe mes deux derniers dimanche a la plage d'Ideal Beach. Et aujourd'hui, l'eau était particulièrement calme et transparente, le temps parfait. A une heure de route, c'est le seul endroit ou on peut assouvir nos désirs d'occidentaux de baignade (car les indiens ne trempent que les pieds). La aussi, le paradoxe est présent. Cette plage est voisine du village des pêcheurs et les locaux ont une ligne imaginaire a ne pas franchir. Mais quelques enfants, et c'est assez drôle, arrivent a contourner les regards des gardiens et viennent nous quémander. Donc d'un cote, les BBB (blancs, bikinis, bronzette) et de l'autre les PPP (pêche, pauvres, pudiques). Contraste tel qu'il en devient comique.
A défaut de parfaire mon bronzage, j'ai attrapé quelques gros coups de soleil (ce qu'y prouve au moins qu'il y en a, je ne me plaindrais pas !). En effet, en plein mois de janvier, les 30 degrés persistent encore et toujours. C'est pourtant l'hiver (parait-il !). Apparemment, les mois d'avril et de mai sont insupportables.
Sinon, samedi, nous sommes allés dans une boite de nuit sympa assez indienne ou nous avons pu danser sur les tubes hindous du moment (tous sortis des films bollywood) que l'on commence a connaître, et même a fredonner sans s'en rendre compte. Et puis, toujours plein de rencontres au rendez-vous et blablabla.
Je suis également allée au cirque, c'était la première fois que j'allais sous un chapiteau d'une telle ampleur. J'ai appris plus tard qu'on était 5000, serres comme des sardines. Les shows n'étaient pas exceptionnels mais je me souviens bien de l'éléphant jouant au criquet. Incroyable !
Mon problème de visa étant réglé, nous partons finalement mercredi dans le nord de l'Inde avec Clemence. Nous rejoindrons Agraa en train (25 heures de trajet) pour voir le plus célèbre monument indien a ne pas manquer : le Taj Mahal. Puis, nous monterons à Delhi. Au Nord, le climat sera beaucoup plus frileux et je vais sortir les pulls qui ne m'avaient pas encore servi jusque la. Ca risque de me faire bizarre, car ça fait bien longtemps que je n'ai pas eu la sensation de froid.
Les rues sont sales. Cercle vicieux, cela ne donne pas envie de les entretenir. Alors, tous le monde balance sans se soucier des rares poubelles et du devoir de citoyenneté (que les indiens, assez individualistes, n'ont pas vraiment finalement). Comment leur en vouloir ? Leurs priorités, j'imagine, sont ailleurs. Le service de propreté de la ville n'est même pas public ! Donc, les poubelles des village s'entassent en un amas de couleurs et d'odeur. Cette odeur de déchets qui pourrissent au soleil, parfois brûlés, finit par ne plus m'être inconnue. Les chiens bâtards et errants, très nombreux, et les vaches se partagent les coins de détritus, s'y logeant même. Il arrive qu'un enfant y fasse ses besoins, visible de tous. La merde des chiens se mélange a celle des humains. On passe devant en retenant sa respiration. Et dire que des hommes, pas plus pas moins, vivent-la ! Cette odeur incrustée dans leur environnement quotidien. C'est un gros travail que de se dire qu'on est tous égaux et de respecter chacun au même titre. Ce sont souvent des belles phrases faciles a dire derrière nos vitres teintes de confort, mais ici, avec ces fosses de richesses omniprésents, elles prennent tous leurs sens.
Mais, s'il vous plait, ne gardez pas ce stéréotype de misère et de saleté, c'est tellement dommage et facile de réduire l'Inde a cette image pessimiste. C'est si dense...
A bientôt, en espérant que vous prenez autant plaisir a lire mon aventure que j'en prends à vous la faire partager.
J'ai passe mes deux derniers dimanche a la plage d'Ideal Beach. Et aujourd'hui, l'eau était particulièrement calme et transparente, le temps parfait. A une heure de route, c'est le seul endroit ou on peut assouvir nos désirs d'occidentaux de baignade (car les indiens ne trempent que les pieds). La aussi, le paradoxe est présent. Cette plage est voisine du village des pêcheurs et les locaux ont une ligne imaginaire a ne pas franchir. Mais quelques enfants, et c'est assez drôle, arrivent a contourner les regards des gardiens et viennent nous quémander. Donc d'un cote, les BBB (blancs, bikinis, bronzette) et de l'autre les PPP (pêche, pauvres, pudiques). Contraste tel qu'il en devient comique.
A défaut de parfaire mon bronzage, j'ai attrapé quelques gros coups de soleil (ce qu'y prouve au moins qu'il y en a, je ne me plaindrais pas !). En effet, en plein mois de janvier, les 30 degrés persistent encore et toujours. C'est pourtant l'hiver (parait-il !). Apparemment, les mois d'avril et de mai sont insupportables.
Sinon, samedi, nous sommes allés dans une boite de nuit sympa assez indienne ou nous avons pu danser sur les tubes hindous du moment (tous sortis des films bollywood) que l'on commence a connaître, et même a fredonner sans s'en rendre compte. Et puis, toujours plein de rencontres au rendez-vous et blablabla.
Je suis également allée au cirque, c'était la première fois que j'allais sous un chapiteau d'une telle ampleur. J'ai appris plus tard qu'on était 5000, serres comme des sardines. Les shows n'étaient pas exceptionnels mais je me souviens bien de l'éléphant jouant au criquet. Incroyable !
Mon problème de visa étant réglé, nous partons finalement mercredi dans le nord de l'Inde avec Clemence. Nous rejoindrons Agraa en train (25 heures de trajet) pour voir le plus célèbre monument indien a ne pas manquer : le Taj Mahal. Puis, nous monterons à Delhi. Au Nord, le climat sera beaucoup plus frileux et je vais sortir les pulls qui ne m'avaient pas encore servi jusque la. Ca risque de me faire bizarre, car ça fait bien longtemps que je n'ai pas eu la sensation de froid.
Les rues sont sales. Cercle vicieux, cela ne donne pas envie de les entretenir. Alors, tous le monde balance sans se soucier des rares poubelles et du devoir de citoyenneté (que les indiens, assez individualistes, n'ont pas vraiment finalement). Comment leur en vouloir ? Leurs priorités, j'imagine, sont ailleurs. Le service de propreté de la ville n'est même pas public ! Donc, les poubelles des village s'entassent en un amas de couleurs et d'odeur. Cette odeur de déchets qui pourrissent au soleil, parfois brûlés, finit par ne plus m'être inconnue. Les chiens bâtards et errants, très nombreux, et les vaches se partagent les coins de détritus, s'y logeant même. Il arrive qu'un enfant y fasse ses besoins, visible de tous. La merde des chiens se mélange a celle des humains. On passe devant en retenant sa respiration. Et dire que des hommes, pas plus pas moins, vivent-la ! Cette odeur incrustée dans leur environnement quotidien. C'est un gros travail que de se dire qu'on est tous égaux et de respecter chacun au même titre. Ce sont souvent des belles phrases faciles a dire derrière nos vitres teintes de confort, mais ici, avec ces fosses de richesses omniprésents, elles prennent tous leurs sens.
Mais, s'il vous plait, ne gardez pas ce stéréotype de misère et de saleté, c'est tellement dommage et facile de réduire l'Inde a cette image pessimiste. C'est si dense...
A bientôt, en espérant que vous prenez autant plaisir a lire mon aventure que j'en prends à vous la faire partager.




